Philovent et son equipage pendant une année ...
Ziguinchor, 1er ville de la Casamance avec ces 220 000 habitants nous permettra de nous ré-approvisonner après nos quelques jours dans les villages …
Mouillant devant un joli hôtel, nous profiterons de ces structures comme la piscine, la possibilité de faire de l’eau etc … moyennant quelques consommations.
Ziguinchor est une ville paisible et beaucoup moins dense que Dakar, très etalée, la circulation y est faible malgré une activité incessante qui connaît ses horaires dans la journée. C’est aussi le point d’approvisionnement des nombreux villages de la region, la plupart des personnes voyagent avec les pyrogues qui assurent les liaison une ou deux fois par semaine. On trouve de tout dans ces pyrogues aussi bien des villageaois que des animeaux, impressionnant et fort amsuant.
Je ne reparlerai pas de la gentillesse et de la quietude de la regions, ces points fort sont bien acquis à nos yeux et n’ont pas été dementi. Par contre, il faut du temps pour apprecier ces endroits, d’abord parcequ’ils sont magnifiques et surtout pour apprecier la population, le moindre tour en ville donne lieu à de nombreuses discussions (ou palabres…) . Ces moments sont d’une grande richesse, les Senegalais sont relativement ouverts et il est assez aisé d’aborder divers sujets sur le pays, la religion, le fetichisme, la politique etc …
Nous visiterons, outre les différents marchés et quartiers, la case à impluvium reconstituée pour symboliser l’alliance Franco-Senegalaise. Batiment culturel etonnant, les cases à impluvium servaient à la protections de village ainsi qu’à la recuperations des eaux de pluies, grande hutte dottée d’un cône inversé en son centre permettant le ruisselement des eaux pluvials dans un receptacle placé au centre .



Après quelques appro. donc, nous quittons Ziguinchor pour Ehidg …
Ehidg, ‘ile sacrée’, 9 cases , 37 habitants, ici c’est l’ile des feticheurs. on ne joue pas avec çà et en parler m’expose deja certaienement , aussi je n’en dirais pas plus…. Bon je plaisante .
On trouve de toute part des petits ‘grisgris’ installés aux pieds des arbres, dans les chemins ou sur les maisons, chacun posséde sa spécification. Aussi comme l’ile est sacrée les morts ne peuvent y être entéré donc pas de cimetiére, ce dernier se trouve sur une ile voisine , non sacrée elle.
Ici et comme beaucoup d’endroits que nous avons visité, tu laisses le bateau grand ouvert, ton annexes où tu veux avec les cles, et si toutefois tu oublies ton portefeuille sur une table, la plage ou ailleur et bien tu viens le recuperer le lendemain ou la semaine d’après !
Le mouillage est idyllique, entre les paletuviers et la plage, le plan d’eau, superbe, est remarquablement plat et même le courant se fait peu sentir. Baignade et cabane dans les bois pour les enfants qui joueront aussi volontiers les Robinsons, avec l’aide de Leon du bateau Veroniqua, de Marions et Coralies d’Estelina, en chassant à la carabine à plomb et à l’arc les petits oiseaux qui pour les moins chanceux finiront sur un feu de bois et dans l’estomac des cherubins, qu’ils sont mignons !
Ehidg

Bar sur le bolon ...




Après quelques jours de ce dure rythme, nous regagnons Carabanne en faisant un stop à Helinkin pour faire un peu d’appro (encore et toujours ...). Nous trouverons là quelques legumes et fruits mais en faibles quantités, par contre nous decouvrons le pinton , conserve de sardinelles, huile et epîces que l’on etale directement dans le pain, pratique et très bon . Nous retrouvons les habitants de Carabanne avec grand plaisir, nous passons commande à Jean-Christophe pour une vingtaine de cocos (a partager avec Moana) et prevenons Nicolas que nous dinerons chez lui pour notre dernier jours sur le continent . Ici inutile de pretendre manger dans une petite cargotte à 10 si vous n’avez pas prévenu au moins 24h à l’avance . Pour le festin , un cochon de lait du matin fera le plat de resistance et pas moins que des gambas à l’ail en entrée et un petit dessert local pour la sortie (Attention c’est un secret, ne le repetez pas : Ananas, Carassol et coco arrosé de je ne sais quelle delice….). Bref, on s’est fait un festin , adulte comme enfants pour depenser nos derniers CFA !

Le lendemain matin est beaucoup moins gaie, outre le fait que nous allons decouvrir d’autres territoire, c’est le cœur gros que nous levons l’ancre.
Quelle belle escale que la Casamance, ses paysages, ses mouillages de rêves, la temperature de l’eau mais c’est surtout son peuple qui fait sa beauté. Le contacte avec la population aura été un enchantement comme une belle leçon pour nos esprits ….
Nous n’oublierons rien de ces moments magiques !
Merci à vous