Philovent et son equipage pendant une année ...
Dakar - Carabanne
Rien de Particulier pour cette descente en Casamance, une jolie colaboration de la lune nous permet aisement de voire les nombreuses embarcations qui sevissent dans ces eaux poissonneuses.
A moins que ...
Ce ne soit, peut-etre, le doux bruit du fil qui se devide du moulinet, du frein qui entre en action ….
Et d’une jolie daurade coryphene de 1,20m de long qui s’invite à diner ! ! !
Après avoir franchi la passe bien balisé, d’entrée en Casamance, nous mouillons devant le petit village de Carabanne à l’entrée du fleuve .
Après Dakar et son nombre incalculable d’habitants, c’est encore une fois un gros changement que ce village de 500 âmes. Le mot Teranga qui caracterise le Senegal prends ici tout son sens. L’accueil et la gentillesse naturels sont encore plus marqués que dans la grande ville . A peine arrivé sur l’ile, nous nous voyons offrir les fameux cocos (noix de …) qui abondent ici . Nous apprendrons que les arbres (cocotiers) produisent toutes l’année et qu’il est donc possible de les deguster suivant l’etat de murissement de son choix . Nous en ferons une cure .
L’ile est relativement autonome et son peuple ne manque pas des denrées de bases, elevage , pêche , culture et arbres fruitiers permettent de subvenir au principaux besoins de la population. Mangues et pastéques font patie du decor, comme les riziéres et l’elevage en totale liberté . Un regal pour les enfants et un grand amusement pour nous même de voire evoluer, chévres, cochon à poil noires, vaches, poules, buffle etc … un peu partout dans le village mais aussi dans la campagne ou sur la longue plage qui borde l’ile sur la partie nord .
On trouve aussi un nombre inouie d’oiseaux, tous plus beaux les uns que les autres mais aussi singes et autres varans (proche du crocodiles). Bordés par la casamance et un de ces bolons ( bras d’eau issu du fleuve), les eaux regorges de nombreuses espéces de poissons. L’eau douce est présente sur l’ile grace à quelques forages qui remontent l’eau d’une nappe freatique situé à un trentaine de métre sous terre.
Le pain fait sur l’ile sort du four en terre alimenté par du bois, tout les matins. Nous reservons la veille le nombre de pains souhaités pour le lendemain et nous nous presentons le matin pour retirer la commande encore toute chaude … inutile de vous dire qu’il ne fait pas ‘long feu’ à nous 6, malgré les 10 pains commandés !
Coté baignade, nous ne sommes pas en reste non plus, même si ce n’est pas l’eau transparente de N’gor, fond de sable et d’argile avec le courant brouille volontiers cette eau, la temperature n’a rien à envier au autres endroits, elle commence sans probléme par à 3 …, nous passons donc une grande partie de notre temps dans l’eau aprés les chaudes visites des environs .
Si un mot doit caractériser l’ambiance de cette ile, c’est sans aucun doute l’adjectif ‘Tranquille‘ . Ici la notion du temps ne semble plus exister, seuls le couché et le levé du soleil nous rappelle notre mortalité ! Les jours coulent doucement, nous nous laissons volontiers bercer par la quietude de ces lieues ….

La plage :
Quelques jours plus tard, après une tentative echoué pour rejoindre le village de Kachiouane l’autre coté de l’ile, nous prenons la direction de Nioumoune. Ici il n’existe pas de carte à jour et celle que nous possédons du Shom date de 1960 !, les bancs de sables se deplacent et nous en nous en remettons à la population pour negocier les passes quand elles existent . Donc pour notre 1er tentative nous nous sommes echoués doucement sur un banc mais avons reussi à repartir sans grande difficulté Nous remettons notre depart à demain pour mieux correspondre à l’heure idéale de marée (1h30 avant PM).
Bolon :
Immersion …
A tatons devant la passe du bolon devant nous mener à Niomoune, nous passerons juste dans l’etroit chenal et remontons le bolon sur 1,5Mn environ.
Devant les rizieres bordant un des 4 quartiers du village, nous mouillons par 4m de fond à quelques metres du bord.
Niomoune, depaysement garanti à qui ira jusqu’à ces portes … .
Autant carabanne possedait un modeste hotel de quelques chambres et avait une petite avtivité touristique, ici rien de tout de cela …
Pas de plage, pas d’electricité, peu d’eau, alimenté uniquement par les pluies de la mousson, Niomoune compte environ 3500 habitants repartie sur 4 quartiers. Grace à Moana nous avons la chance d’avoir un contact sur place qui nous aidera à comprendre les coutumes du village, chose pas toujours aisé. Le village posséde un chef qui prends les decisions avec la popultaion et fait l’intermediaire avec le gouvernement de Dakar. Il est aidé par 4 ‘sous-chefs’ , un par quartier . Et il existe aussi un roi à Niomoune, dont le travail consiste , à priori, à perpetuer les rituels mais son rôle semble limité. Nous irons d’abord saluer et nous presenter au chef du village, nous lui offrirons aussi quelques menus presents en remerciement de l’accueil reçu.
Ici pas de folklore pour plaire aux etrangers, nous sommes les seules ‘blancs’ des environs, et avons la chance d’être arrivé un jour de fêtes . C’est une des 1er etapes de l’initiation des adolescents, danses et chants caracterisent ce debut. Nous assisistons un peu interloqué à cette manifestation ….
On parle d’endroits sacrés, d’alimentations sacré et tant d’autres choses qui nous semblent sorti droit des livres !
Mercredi matin, après discussion avec les enseignants, nous mettons les enfants à l’ecole du village suivant les classes. Ils suivront le cours de leur niveau, instructifs pour eux mais aussi pour nous ….
Jeudi jour dela toussaint, nous nous rendons à l’eglise et assisterons à la messe rythmé en partie par les tam-tams.
La messe ressemble à ce que nous avons l’habitude de voir en France, puisque c’est une ‘mission’ qui la construite .
La casamance est peuplé essentiellement par les ‘Diolas’ alors que le nord du Senegal est habité par les wolofs .
Musulmans et Catholiques se cotoient de façon pacifique . Coté Casamance, c’est plutôt catholique ou l’animisme à toute sa place …. Griots et autres persannages hauts en couleurs font la pluie et le beau temps .
Nous serons invité à partager le repas de midi avec une famille dans leur maison. Moment très riche, nous nous retouverons dans un lieu fait de terre , assez sombre pour eviter la chaleur. Nous mangerons avec le chef de familles uniquement alors que la doyenne mange avec les plus petits et la maman avec les enfants plutôt adolescent dans une autre piéce . tous autour du plat, nous ferons honneur au yassa préparé avec un canard tué pour nous …. Et un veritable nectar fera office de dessert, le Bissab, breuvage à base d’hibiscus, d’essence de banane et de pain de singe est un veritable regale pour notre palais, nous passerons commande de cette douceur .

Philovent dans le bolon :
On trouvera aussi dans le village, une forge pour la fabrication des outils, machettes et haches essentiellement ; Nous assisterons à la construction d’un ponton en bois pour faire accoster les grandes pyrogues. Ce travail s’effectuera avec comme seul outillage les deux mentionnés au dessus et la force de tous les hommes du village, impressionnant.
Je m’arrete là mais il y a tant à dire sur ce lieu et cette population d’une très grande gentillesse que nous pourrions en ecrire des pages …
Nous venons d’arriver à Ziguinchor un peu plus en amont en Casamance, alors je vous dis à bientôt.
PS. Grand merci à Marie-Jeanne pour son punch que nous avons degusté avec passion , heu … moderation pardon ! ! !
Ainsi que pour le foie gras offert par Pierrick et Celine, nous avons craqué … oui je sais c’est totalement deplacé dans ces lieux mais tellement bon !